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Val-fouzon

Val-fouzon

Un peuple de moutons finit par engendrer un gouvernement de loups où les pires gouvernerons.

Le mouton, le berger et le loup

Publié par Jehan

Catégories : #Société

       

    Il était une fois dans l'une de nos plaines, une histoire qui circulait racontée de bouche à oreille, sans tapage, qui avança doucement jusqu'à moi.

    C'est l'histoire d'un petit mouton bien dodu, qui produisait une laine d'excellente qualité. Ce petit mouton était un travailleur opiniâtre. Du matin au soir il broutait dans nos plaines, tous les jours, qu'il pleuve, qu'il neige, qu'il vente, notre petit mouton était à l'ouvrage. Il était bien brave. Cependant, malgré toutes ces qualités, notre petit mouton était très peureux. Il avait peur du grand méchant loup. Notre petit mouton ne savait pas se défendre! On ne lui avait pas appris et puis il n'avait pas les grandes dents du grand méchant loup!

    Ce qui devait arriver, arriva. Deux grands méchants loups attaquèrent notre petit mouton et tous ses amis. Tous partirent dans tous les sens: à droite à gauche. Certains tombèrent dans la rivière, d'autres dans le profond précipice qui était au milieu de la plaine, là où l'herbe est la plus tendre. L'un de ses amis, paralysé par la peur, ne put pas se sauver et fut mangé sans autre forme de procès par les deux grands méchants loups.

    Parmi tous les moutons de la plaine, il y en avait un très spécial. Il était tout noir et ne faisait rien comme les autres. Il n'était jamais content. Soit l'herbe était trop courte, soit il n'avait pas suffisamment d'eau, soit ceci, soit cela, bref, un véritable râleur alors que le reste du troupeau était plutôt passif, pétrifié de peur et incapable de prendre les bonnes décisions. Normal, personne ne leur avait appris!

    Alors que la plaine semblait calme, notre mouton noir réunit tous ses amis pour envisager une réponse aux attaques des méchants loups. Il n'était plus possible de continuer de la sorte et d'accepter que de temps en temps l'un des leurs, ne soient sacrifiés pour la tranquillité du troupeau. Celui-ci avait un drôle de raisonnement: ‘' Tant que je ne suis pas mangé, tout va bien''. Entre nous ce raisonnement est bien stupide face aux attaques des loups. Nos moutons sont de bons travailleurs. Ils produisent des biens, des services et autres produits, mais ne savent pas assurer leur sécurité. Il fallait donc qu'ils trouvent un moyen de se protéger. Après bien des discussions, la décision fut prise: il faut trouver un berger!

    Maintenant que le scénario est posé, nous pouvons identifier les protagonistes. Les moutons? C'est vous, c'est moi; le berger: les hommes politiques et leur gouvernement; le loup: le capitalisme et leurs actionnaires. Pour que le berger puisse exercer son rôle de protection, il lui faut une organisation, des lois, de l'argent, des policiers qui lui permettront d'assurer sa fonction.

    Ce que le berger ne dit pas aux moutons, c'est qu'il est de connivence avec le loup! Tant que le mouton ne comprendra pas cela et qu'il continuera de croire que le berger est bon pour lui, les affaires entre le loup et le berger continueront à prospérer au détriment de la sécurité du mouton. À chaque fois que le mouton a peur, le berger et le loup se frotteront les mains. Et hop là Boom !

    À chaque fois que le mouton fait appel au berger, il perd de ses droits et a de moins en moins de laine sur le dos, d'où l'expression.

    Ce qu'il faut savoir, c'est que le berger et le loup forment un partenariat, qui sert à dominer et exploiter le mouton c'est la seule raison parce que s'il n'y a plus de moutons qui travaillent, le berger et le loup n'auront plus de boulot. C'est aussi simple que cela. Le berger et le loup ne travail pas, mais s'enrichissent de ce triptyque. Le berger et le loup ne produisent aucune valeur et capte pour sécuriser le mouton une partie non négligeable de son travail.

    Petit mouton as-tu conscience de ta précarité ? Il suffit que loup ou le berger change un poil le curseur pour que tu sois dans la merde. Cette situation est bien tentante pour nos deux prédateurs. Ce sont des personnages diaboliques qui ne te quittent pas des yeux. Tu es leurs bien-être, leurs conforts, leurs richesses et te tiennent sous le joug de leurs pouvoirs.

    Pour que le mouton ne se révolte pas, il faut lui donner un minimum pour vivre, des jeux, des rêves inaccessibles et un petit sentiment de liberté. Mais quand il y a moins de pain, moins de jeux, moins de liberté, notre mouton commence à rouspéter.

    Il fut un temps, certain changèrent de couleur. Du blanc immaculé, ils passèrent au jaune. Mais c'est une autre histoire qu'il me faudra conter un jour.

 

 

               

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